Dans un article du journal voir on y apprend que “Depuis que Bush a été élu, les lois se sont durcies aux États-Unis et de nombreux sites décident de s’installer off-shore, indique Yvon Lalonde, président des Productions ConceptXXX. Le Québec, avec ses lois plus permissives en matière de sexe, a donc vu débarquer de nombreux hébergeurs et Montréal est devenu le troisième producteur de contenu Internet pour adultes après Los Angeles et Amsterdam.”
“Plusieurs sites québécois sont réputés partout dans le monde. On pense ici à Lesbo101, devenu un standard de qualité pour l’industrie, ou à celui de la star montréalaise Bruno B, qui surfe avec panache sur la vague de la porno réalité, comme Captain Stabbin ou Bangbus…
“De manière générale, les Québécoises sont très sexuelles et ouvertes d’esprit. Je regarde beaucoup de films de cul, donc je suis devenue très critique avec le temps, mais objectivement, je trouve qu’on est pas mal intenses ici. Ça se voit que les filles aiment ça et c’est ce que les consommateurs recherchent. En fait, c’est assez simple: on n’est pas des niaiseuses, on ne veut pas niaiser et on ne veut pas se faire niaiser.”
Cela dit, l’industrie de la porno québécoise – films, magazines et vidéos sur le Web – est un poids plume en comparaison de celles des États-Unis et de l’Europe. Selon Yolande Geadah, féministe et auteure de l’essai La prostitution, un métier comme un autre? (VLB éditeur, 2003), près de 80 % du contenu pornographique mondial serait produit chez nos voisins du Sud. «À Montréal, il y a seulement deux ou trois gros producteurs, dont Érobec, et quelques indépendants, affirme David Blum, président de la boîte de production de contenus 3X Montreal Studio Multimedia. On a plus tendance à s’entraider qu’à se nuire.»
Outre le marché de la porno, salons de massages érotiques et agences d’escortes se multiplient. À Montréal surtout, car là convergent les consommateurs potentiels – touristes et gens d’affaires friqués. Depuis dix ans, beaucoup de nouveaux joueurs tentent de faire leur marque, si bien que la concurrence est vive.
«C’est la jungle! s’exclame Johanna, gérante de l’agence V.I.P. Escortes. Juste dans la métropole, il y a de 150 à 200 agences.» Cette concentration entraîne même à l’occasion des pénuries de main-d’œuvre!
Selon le calcul de Johanna, il y aurait déjà 7 000 prostitués dans la métropole, répartis dans les agences d’escortes, les salons de massages et les clubs de danse nue .( Il y a plus de 5 000 escortes et 200 agences d’escortes à Montréal)
Donc, le film Ma fille, mon ange et l Pornstar Académie ne sont point des épiphénomènes…